58e message : le courage des oiseaux

bon, que les choses soient claires, le concert de dominique a hier soir a déchiré.
dominique a vous connaissez ?
j'ai du mal à me rendre compte de la notoriété réelle de dominique a, moi qui l'ai toujours connu, ou quasiment...
soyons hônnetes, je pense qu'hormis un cercle assez fermé de bobos (j'ai dit bobos ?) parisiens (ou de quelques originaux de province), les fans de dominique a se comptent sur les doigts de... quelques milliers de personnes (ou disons dizaines de milliers, j'ai toujours eu du mal, passé cent, à avoir la notion des nombres...).
pour être plus exacte, je crois qu'il a eu son petit succès avec son album "la mémoire neuve" sorti en 1995 (interprétation mémorable du twenty two bar légèrement "arrangée" aux victoires de la musique), puis le succès, tout ça, ça l'a saoulé et l'album qui a suivi aurait pu s'appeler "tous aux abris, que les plus fervents admirateurs de ma musique s'accrochent parce que c'est pas marrant marrant comme album".
et puis, certains se sont accrochés et n'ont pas eu à le regretter.
comment vous décrire sa musique ? sur le site dédié à sa tournée "dominique a a vingt ans" on peut y lire qu'il est l'inventeur du lyrisme musical... c'est pas mal comme résumé (en même temps, ça vient peut-être de lui, et il sait sûrement de quoi il parle).
certains albums sont assez rock, d'autres plus mélodieux. ce qu'on ne peut louper, c'est sa voix. assez particulière, lyrique, reconnaissable entre tous.
bon, je commence à prendre conscience que je n'ai pas le début d'une idée de la façon dont on présente un artiste et dont on présente (critique ?) un concert...
bon, je vais vous la faire courte, avec mes mots maladroits et mon pauvre vocabulaire.
pendant la première partie, il a repris avec son groupe l'intégralité de son premier "vrai" album, "la fossette" (qui compte notamment deux chefs d'oeuvre, "vas-t'en" et "le courage des oiseaux", le fameux qui donne son titre à ce billet), qui a vingt ans cette année.
puis, après un entracte de quelques minnutes, il a interprété son nouvel album - pas encore sorti - avec son groupe ET un quintet d'instruments à vent.
j'ai beaucoup aimé la première partie ; ce qui me faisait peur c'était qu'il ait pu avoir envie de "moderniser" la fossette (parce que pour vous la faire courte - encore une fois - son premier album, on pourrait penser, en l'écoutant, qu'il l'a enregistré sur un magnéto avec ses potes dans le garage de ses parents, il y a même une chanson sur laquelle on l'entend commencer un couplet et se reprendre parce qu'il est parti trop tôt... le charme des débuts). et bien non. bon, l'instrumentation était bien entendu assez différente et plus riche qu'à ses débuts mais toujours dans le même esprit.
quant à la seconde partie, elle m'a également beaucoup plue. et moi je dis, quand je ne m'ennuie pas à un concert dont je ne connais encore aucune chanson, c'est qu'il se passe quelque chose de chouette.
l'un des trucs dont vous parleront sûrement les personnes ayant assisté à l'un de ses concerts est sa façon toute particulière de... danser / bouger / se mouvoir pendant ses morceaux ; entre le moonwalk et le flamenco. j'adoooooore.
ce qui est marrant, ce sont les commentaires des unes et des autres pendant le concert :
à ma droite, ma copine M. me chuchote "c'est trop chouette, par contre on dirait toujours un psycho*pathe quand il danse..."
à ma gauche, ma sister "han j'adore comment il danse, et la musique trop bonne !"
sinon, le théâtre de la ville, super ! pourtant, ça aurait pu être l'horreur, on était rang W d'une salle dont le dernier rang est le Z... que nenni. on voyait et surtout on entendait hyper bien.
il a joué plus de 2h30. ce qui, en ces temps où les concerts sont, je trouve, de plus en plus courts (ou est-ce parce qu'il m'est arrivé de m'endormir ?), mérite d'être signalé
petit reportage photo ?
chuuuuut ça va commencer (je sais, c'est pourri...)
oh tiens, c'est nous pendant l'entracte...
les éclairages étaient vraiment très chouettes

i love you dominique...
je crois que c'était mon 7e ou 8e concert de dominique a.
c'est toujours aussi bon.




