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Une petite zikmu ?

clic clic (Rendez-nous la lumière, Dominique A)

Hello !

Merci pour vos petits mots sur mes petites robes. Je les adore. Et y a pas à dire, ça fait toujours plaisir de lire des mots encourageants, des compliments, des commentaires drôles, des anecdotes de derrière les fagots (certaines sont spécialistes et j’adore ça).

Malheureusement, le temps n’est plus aux petites robes à bretelles et je vais bientôt devoir commencer à penser au vestiaire d’automne…

Malheureusement, j’ai bien du mal à me mettre à coudre.

Le mot « vestiaire » m’angoisse.

J’ai encore quelques petites choses à vous montrer par ici mais elles ont été cousues il y a longtemps maintenant…

Malheureusement, comme me l’a dit mon mari, il semble que je traverse un « couture blues ».

J’aimerais tant avoir envie. J’aimerais tant avoir l’énergie.

Les idées me viennent toujours heureusement, elles viennent toutes seules, elles.

Mais, malheureusement, avoir les idées et pas l’envie est encore pire que si je n’avais pas l’envie.

C’est un peu comme se voir offrir un gros carrot cake appétissant sans arriver à croquer dedans ! Ce genre de truc m’arrive rarement, notez, mais il donne une idée de ce que je traverse.

Oh j’ai déjà traversé de tels moments. Des moments de quasi-dégoût de la couture. Mais ils ont été peu nombreux et avaient toujours comme point de départ la fin d’une période frénétique de couture intense et intensive. De ces périodes où je ne pensais qu’à « ça ».

Où je me jetais sur ma machine, mes filles à peine couchées.

Où je m’endormais en pensant à mes projets couture.

Où, dès le réveil, je maudissais le jour où, après quelques mois très difficiles, j’avais retrouvé un travail, m’obligeant à m’habiller à la hâte et à partir vers un bureau où la couture n’avait pas sa place.

Où j’allais régulièrement dans les boutiques de tissus et en revenais les bras chargés d'étoffes, qui étaient autant de projets, pensés, réfléchis mais bien trop nombreux pour être sérieusement envisageables. Peu m’importait. Il me FALLAIT chacun de ces tissus. Ils me faisaient du bien. Ils étaient porteurs de tellement de belles choses à faire. A créer. A rêver. Je passais de longs moments à les regarder, je m'arrêtais devant mon placard pour les toucher, lorsque je ne pouvais pas les glisser sous mon pied de biche (au moment de préparer à dîner par exemple...).

Lorsque je cousais trop parfois (oui on peut trop coudre je vous assure), j’étais parfois dégoûtée. Mais cela ne durait pas. Quelques jours  tout au plus.

Et à la faveur d’une conversation avec Cath, ou en voyant un nouveau patron fleurir sur la blogaux, l’envie refaisait surface. Comme ça, en un claquement de doigt. Et la "Fièvre" me reprenait (copyright Tasticottine : clic clic).

Mais aujourd'hui, ce n'est pas ça. Pas de couture intensive qui pourrait expliquer voire justifier cette non envie.

C'est le blues madame. Le couture blues.

J'ai donc décidé d'écrire un peu de ce blues ici.

Vous qui me lisez, vous êtes bien placées pour me comprendre nan ?

Alors j'attends que vous me parliez de vous, de votre expérience, que vous me disiez si à vous aussi il arrive de ne plus avoir envie de coudre. Et, si c'est le cas, j'attends vos trucs et astuces pour tromper l'ennui, le temps qui passe et voir revenir l'envie la queue entre les jambes (bordel).

J'attends de vos nouvelles !

Je vous embrasse les sisters

PS : je vous mets tout de suite à l'aise, la méthode : "si tu n'as pas envie de coudre, tricote !" ne fonctionne pas pour cette fois ;o)

PS' : pour illustrer ce post, j'ai glissé une photo d'un tout petit projet de rien du tout que j'avais pris beaucoup de plaisir à réaliser, il y a quelques mois ! En couture, la valeur n'attend pas la difficulté ! Je laisse celles qui ne me suivent pas sur IG, me dire ce qu'elles pensent que c'est, je donnerai la réponse dans un prochain post ! (il n'y a rien à gagner ;o) )